Marc Belderbos

voit, en 1972, l’architecture pour occuper sa vie par son autorité silencieuse.

Il s’introduit à la discipline à Louvain la Neuve (UCL) en Belgique. Un seul enseignant, Yves Lepère, y enseigne dans la certitude que l’architecture est l’équi-voque connaissance de la première tenue dans le réel de la matière et de la première tenue dans le réel de l’humain-sujet. Lepère possède aussi un certain génie didactique qui est de repérer et d’indiquer les indices des actes de cette connaissance dans le travail des étudiants.

Lepère est, en théorie, silencieux. Il évoque les pensées et, par là, convoque la pensée. Lepère a longuement travaillé chez Louis Kahn dont il considérait l’attitude juste: Il tenait l’architecture pour mémoire de tous les temps et par là précédant le temps dans le silence inaugural de la loi disposant le passage du réel à la réalité c’est à dire :

le passage silencieux de l’impossible aux possibles inaugurant ainsi la première opération de ‘distinction’, établissant le langage d’avant la langue

ou, autrement dit

la prise de la matière dans une forme signifiante et le passage silencieux d’un signifiant à un autre

ou , autrement dit

le passage silencieux d’une matière à une autre,

ou , autrement dit

le passage silencieux d’un possible à un autre possible.

Lepère a donc inauguré, par cette intrigue de la loi silencieuse, la pensée de l’architecture de Marc Belderbos.

*

A l’inauguration de la pensée, il n’y a encore rien de formé, mais seulement la conviction silencieuse que, de l’architecture, c’est le dessin de sa matière et de sa loi qui compte comme événement inaugural.

Et que les mots comptent aussi!

Ils ne content pas, ils comptent. Ils tranchent et leurs tranchées dessinent et rythment l’ouverture du signifié.

Le petit recueil ‘énonciation d’angoisse et d’innocence’, mémoire en fin de ces premières études, fait signe de cette position. (Lire ici)

Les mots, comme l’architecture, sont ‘nombre’, comme ce qui est donné par un ordre et une partie de cet ordre à son inauguration.

Les mots ont ainsi, nécessairement une part inaugurale d’un possible dans l’impossible. Les mots forment, en part, des évènements inauguraux.

En son insu, Marc Belderbos s’interroge sur l’inauguration de la vie. Et sourdement il y rapproche le dessin, les mots et l’architecture. Et il les joint aux vocables: poésie ou événement inaugural, et précision mathématique.

Déjà se conçoit que la raison de l’architecture se tient du poème et du mathème.

*

Ne pensant encore rien, Marc Belderbos, va à Paris en 1978 et 79 où il n’apprend rien, chez Bernard Kohn, mais où il voit la grande ville et ses phénomènes.

En 1980, il va à Rome, Il y étudie à l’Université la restauration pour la richesse des méthodes de constructions et pour la connaissance des maîtres des temps anciens. Un ami professeur, Ignace van de Vivere, lui confie la collection Bauthier de dessins de Rome par des maîtres du Nord, Il visite, étudie, et finalement connaît Rome, cette ville didactique de toute l’architecture européenne: grecque, romaine, les diverses renaissances manquées du moyen-âge, tout ce temps médiéval de la perte de l’humain de matière empirique romain et de la construction de l’humain central et distant de la renaissance humaniste, le maniérisme, notamment de Perruzi qu’il mesure avec son ami Mark Wilson Jones, le baroque de la multiplication des centres et de la fiction de l’infini, le noir de Piranèse, la grâce trompeuse des lumières, le romantisme et la réaction rationaliste, le mouvement moderne, le moment post-moderne. Il passe des mois à l’institut Max Planck dans la Bibliotheca Hertziana avec Frommel , Winner, Nicole Crifo-Dacos et il découvre enfin l’auteur d’une grande part des dessins, Eugène Ciceri scénographe à l’opéra Garnier. Découverte mineure, mais un temps splendide pour lui, à ordonner l’évolution de la connaissance de l’espace dans les temps passés.

Il travaille, une demie année, ensuite au contact de Paolo Portoghesi dont l’ampleur en culture et la solidité mentale et verbale le fascine mais dont l’architecture le répugne.

Mais à Rome enfin, il rencontre aussi le Gruppo Romano d’Architetti e d’Urbanisti, GRAU. Essentiellement Alessandro Anselmi et Franco Pierluisi mais aussi Pierluigi Eroli, Gabriella Colluci, Enzo Rosato e Francesco Cellini. C’est la Biennale de Venise, la Strada Nuovissima de Portoghesi avec la mémorable façade du GRAU dessiné par Anselmi, tombe du modernisme et du post-modernisme, qu’on traversait pour trouver la joie de l’événement dans l’histoire; C’est ‘Controspazio’, le marché aux fleurs de San Remo, le cimetière de Parabita, les projets de Santa Severina en Calabre. Mais c’est le projet d’Anselmi pour les Halles de Paris qui marque avant tout que la prise en matière de l’architecture et sa disposition qui sont fondatrices de la connaissance de la tenue au réel et dans le monde de l’humain su-jet, à savoir fondatrice de sa dignité.

C’est là, dans ce lieu de travail de la pensée de l’architecture, travail d’abord de suture au tissu de l’histoire de l’architecture puis d’accueil du jet événementiel du projet, qu’est né Marc Belderbos en 1981.

Anselmi le passione; lui propose un fil de l’histoire. Anselmi lui réenseigne tout: la matière, la matière du dessin, la matière des mots, la matière du sujet, la matière d’une société, la matière d’un monde, la matière de l’architecture. Il vit dans l’idée d’un communisme de matière ou d’un communisme de possible tranchant dans l’impossible là où la tenue élancée, -ce qui fait sujet-, a la force de localiser les nouvelles vérités dans une immanence sans dieu. Anselmi, -l’homme digne-, a une tenue propre à ceux dont l’articulation du verbe est établie avant qu’ils ne parlent. Il a travaillé à savoir tout ce qu’il y a, et a cultivé la construction de ce savoir pour y voir et y faire voir un ‘savoir voir’ propre à ceux, -rarissimes!-, qui tiennent l’architecture comme un secteur de la connaissance de la tenue première du sujet et de la société, et cela malgré le réel, malgré l’impossible. Il est de ceux, -rarissimes-, qui tiennent que cette tenue première a une histoire sans fin dont l’aboutissement n’est pas dans la terreur de l’actuelle inconsistance marchande. Pour Anselmi, l’histoire n’est jamais à bout. L’histoire est toujours in-finie. Et, de plus, s’il y a bien un fil de l’histoire et si nous sommes bien la somme de l’histoire, il est tout aussi tranché que l’histoire ne fait pas l’histoire qui vient. Pour Anselmi, l’histoire qui vient est faite d’événements, parfois, mais rarement, apparemment nécessaires. Evénements qu’il s’agit de laisser sur-venir par l’attention, en bonne position ouverte à l’imprésenté.

Anselmi saisit et resserre la merveille et l’horreur de ce temps d’ouverture à l’imprésenté, dans son travail de la ‘centralité non renaissante’ où le centre ne se trouve plus dans le corps physique de la chose pourtant architecturée ou, -en plus cassant -, où le centre ne se trouve plus!

Marc Belderbos sent bien là chez Anselmi une véritable pertinence, bien au-delà de la misérable adéquation au temps présent des représentants de la réalité ou au temps passé des représentants de la mort. Ce que Anselmi affirme est que l’humain, pour vivre, ce n’est pas dans la composition avec la réalité qu’il parviendra à établir sa dignité mais en se rendant au réel face auquel il se place, non pas dans l’illusion de la réalité déjà tranchée, mais dans la tenue d’un désir dans ce qui n’est pas encore montré, ni dit : le réel. ‘La centralité non renaissante’, est le signifiant de cette architecture de l’hétérotopie.

L’humain, dans cette pensée, a une dignité majeure: pouvoir se tenir au réel où son désir peut s’étendre dans une désidération à l’autre. La distance maintenue de soi-même à soi ou de soi in-fini à l’autre imprésenté qu’il faut susciter sans fin par le désir, est le fonds du lieu.

Enfin une raison à l’architecture, suffisante à rassembler les dits de Cantor, Freud, Gödel, Lacan…., et l’architecture du pavillon de Mies, du Corbusier dans sa maturité finale (Ahmedabad, Chandigahr…. ) et de Kahn !

Fin de l’enclos! Fin de la colonne! Fin du volume! Toute l’architecture d’Anselmi est de lignes, de plans et de surfaces.

Fin de l’humain-enclos rassemblé sur soi! Fin de l’humain-colonne central à lui-même, comme un point, face à tout! Fin de l’humain-volume opposant un intérieur propre à un extérieur étranger!

Et, -enfin !-, un humain exposé à une suite, une succession, et un tra-jet de ‘lignes’ dans le réel! Enfin!, un humain exposé par le ‘plan’ à toucher le vide de l’événement dans le réel coupé! Enfin!, un humain de ‘surfaces’ se courbant et se pliant dans la logique des concepts des événements dans le réel.

Enfin un humain vivant et en acte!

Enfin donc un humain se rendant au ‘réel’ du lieu!

Marc Belderbos sera définitivement lié à cette pensée de l’architecture pour la vie en acte, telle qu’il l’a sentie chez Anselmi, et à laquelle il a travaillé sans cesse depuis lors sans jamais pouvoir la dépasser.

Il rentre, malheureusement, en Belgique en 1983. La tension du pays plat est un crachin misérable face à l’histoire et l’espace intellectuel, social et politique de l’Italie.

Il y avait vécu, tout jeune, ‘les années de plomb’ dans une certaine fascination pour cette proximité à une révolution voulant un peuple de pensée et d’actes de pensée, plutôt qu’un peuple tranquille assujetti au droit injuste de la sclérose obscure de l’’Empire’ vacillant vite dans le culte avilissant de l’’identité’, versant elle-même rapidement dans la destruction de l’autre.

Il y avait vu Berlinger dans son sourd et puissant engagement dans les ténèbres de la Politique à essayer de tenir, pour le peuple, le communisme par la matière première de son idée.

Il y avait vécu dans la fascination de Pasolini, autre homme digne et tout droit incliné vers la tenue et la défense de la dignité des anonymes, de la matière première de la culture générant des gens communs qui à leur tour génèrent l’espace commun par la trace de leur gestes remontant à l’antique. Pasolini qui venait d’être tué par le bord de ceux de la sclérose obscure et de l’’identité’, qui ourdissaient déjà et feront sauter les carnages de Bologne, Brescia, Milan….

….

Il y avait senti dans la puissance de ces figures et de leur discours que l’Italie devait contenir le fond agissant de la disposition de la matière, traversant le temps. Une sorte de culte silencieux de l’arké matériel pensé. L’Italie comme un lieu des lieux de l’histoire première de l’architecture et le lien dans la tenue, la parole et le dessin, à la matière première remontant à ce qui nous est antique si pas archaïque.

Mais Marc Belderbos est donc en Belgique, pays sans histoire et sans autorité, sans aucun bonheur de l’intellection de l’architecture. Il est seul. Il est encore jeune et sans argument prononçable dans cette misère où il lui semble que trop de figures-architectes et de figures-théoriciens se croient élevées alors qu’elles n’élèvent rien. L’enjouement, la cordialité et la courtoisie de l’inconsistance académique le reculent à distance. Il ne parvient à penser qu’avec très peu de gens. Jean Stillemans, qui avait étudié avec lui, est déjà là dans une amitié affamée de consistance et de mises aux points ancrées de la connaissance. Marc Belderbos enseigne un peu à l’Université mais seul au milieu de prétentieux qui lui rendent bien ce mépris pourtant sans méprise.

Pierre Marchal, philosophe, fasciné et façonné par le silence, apparaît alors par son écoute généreuse et pose les questions qu’il faut sur l’architecture. Toutes autour de celle-ci : ‘comment cela se fait que cela se tient?’ Question qu’aucune autre ne précède.

Pierre Marchal ne pense, n’échange, et ne travaille que par hypothèses. Il prend ‘l’hypothèse’ comme fertilité aux formulations de l’approche de la connaissance et de son opération. Les ‘thèses’ sont, pour lui, de l’ordre de l’autre monde révolu. Les thèses sont l’enclos des idéalismes. Finis les enclos ! Finis les idéalismes ! Finis les misérables transcendances idéalistes pour Pierre Marchal. Le réel ouvert de l’hypothèse, affirmation interrogative, est seul fécond et seul garant de l’immanence des vérités.

Pierre Marchal est donc là, véritable pro-moteur, quand Marc Belderbos commence à écrire un doctorat qui n’est pas une thèse.

Yves Lepère regarde. Et lit. Mais n’intervient pas. René Lavendhomme, le mathématicien qui pense déjà aux ‘Lieux du sujet’, est attentif et soutient la prise de consistance théorique. Il comprend que le texte se veut mathématique, déblayé de réalisme, c’est à dire inaugural. Luc Génicot, historien réaliste et donc conformiste est malheureusement maigre. Il ne voit pas et ne comprend pas qu’il s’agit, dans ce texte, non pas d’architecture mais de l’ opération d’’architecturer’.

Marc Belderbos quitte alors l’université. Qui ne le retient pas, par peur. Il est vrai qu’aucun maître de l’enseignement à l’école d’architecture de l’UCL n’a, à ce moment, ni doctorat ni même un écrit important concernant l’architecture.

Mais Pierre Marchal est là, et maintient, mot à mot, une conversation dialectique, a croissance réciproque, avec Marc Belderbos et le texte qui s’écrit, mille jours durant.

Le texte est hybride. Il est d’une précision mathématique et poétique inattendue. Marc Belderbos laisse d’ailleurs le texte s’écrire lui-même. Il est plutôt ‘vigilant’ à le dépouiller de son ‘auteur’ c’est à dire de tout ce qui n’est pas inaugural.

Le texte finalement se nomme ‘La raison de l’augure’ et se tient en trois parties :

Résonance de la raison, ou le dépouillement du commencement.

Stances à distance, ou la mise en place du commencement.

Le déroulement du commencement. (Histoire de l’’architecturer’ européen).

Le texte est déposé en 1990. Les mêmes qui avaient peur ont encore peur et ne savent pas quoi dire ni quoi faire. Ils ne comprennent pas, et ne comprendront jamais. Marc Belderbos lui-même d’ailleurs ne sait pas si son texte est un pas au-delà de la connaissance et un avancement pour la pensée. Il ne propose aucun argument de défense. Deux années passent dans la misère et l’enclos de la peur.

Pierre Marchal et Yves Lepère présentent alors le texte à Jean Ladrière qui fait autorité par dessus tout.

Ladrière n’a pas peur. Il prononce le mot ‘génie’ et écrit quelle est l’autorité qui doit être accordée à ‘La raison de l’augure’ (lire ici). Il est président du Jury et le doctorat est reconnu en fin 1992. (lire ici)

Alain Badiou, dont Marc Belderbos avait lu, le plus beau livre, ‘le Nombre et les Nombres’ ainsi que ‘L’être et l’événement’, lit le doctorat aussi et écrit ‘….votre livre m’a donné le sentiment d’être le premier à établir dans la pensée le génie de l’architecturer’. (lire ici)

Les mots de Ladrière et de Badiou sont si vertigineux que Marc Belderbos ne les croit pas. Il ne peut les croire d’ailleurs, car il pense à ce doctorat comme au premier pas d’un enfant qui vient de se lever, sans plus. Puissant, mais insu et sans autorité.

Marc Belderbos ne se reconnaîtra jamais aucune autorité. Il passera juste sa vie à faire des pas en fièvre, dans une quête de consistance hors de toute existence. Mais là, avec ce doctorat un premier temps de sa vie se concluera.

*

La vie d’architecte de Marc Belderbos est, dans un deuxième temps, une ‘longue’ insistance dont il ne saura jamais si elle est persévérante ou obstinée. Elle ressemble à une suite d’essais, de dessiner, de dire, de mieux dire et de bien dessiner la tenue première de la matière pour l’architecture.

Ce deuxième temps, restera dans l’impression de deux porteurs de pensées majeurs à ses yeux: Alessandro Anselmi et Alain Badiou. Alain Badiou dont il suit les séminaires et le travail depuis les années 80. Alessandro Anselmi qu’il fréquente depuis 1980.

Alain Badiou et Alessandro Anselmi ne se connaissent pas.

Aux yeux de Marc Belderbos, ce qui réunit Badiou et Anselmi est l’idée du communisme (non pas le communisme des régimes d’Etat ou des partis révolus mais l’idée du communisme).

Il s’agit d’une idée de la vie qui la convoque et la provoque, mais ne l’atteint pas et ne la tue pas. Cette idée est l’idée d’un sujet qui ne trouve sa vie, ou son sujet, que dans une sorte de croisement avec la vie des autres.

L’identité lui est étrangère. A cette vie et à cette Idée.

Cette vie n’est jamais identique à elle-même ; précisément par cette Idée.

Le sujet est d’abord sans sujet.

Le sujet est d’abord verbe.

Et c’est cela l’ idée de ce sujet.

L’idée est comme le verbe.

L’idée est comme le verbe sur lequel s’appuie l’architecture de la sentence. L’idée, en ce sens, a à trouver ou à construire son sujet et plus tard son objet.

Et cette idée, comme cette vie, se sous-tient de la traversée de l’autre et des autres.

Par tout cela, la formule de Henri Laborit ‘Le sujet n’existe pas, il est le croisement des autres’ est pour Marc Belderbos un grand et persistant thème de pensée.

Le sujet en soi n’existe donc pas. S’il croit que son mode d’être est l’existence de lui-même par lui, il se fourvoie dans l’identité lointaine, la nécessité de la création de Dieu et la vision de l’autre rapidement comme danger hors de soi ou extérieur. Cela mène de la peur à la guerre.

Au contraire, si la voie pour être du sujet est le ‘croisement des autres’ ne rassemblant pas l’être sur lui-même, la consistance du commun apparaît. Et apparaît comme seule à traiter!

‘Le problème est du côté du même’ dit Badiou dans son éthique. C’est bien vrai quand il est sur soi.

L’idée du communisme dit : ne soyez pas vous-même! Ne soyez pas identique à vous-même. Eloignez-vous de vous-même et dans la distance placez le séjour du croisement des autres. Vous y trouverez un être de désir… désidéré.

On voit là une convocation très primitive de la vie dans une vitalité de la ‘délocalisation locale’ de soi, de l’exposition à l’autre, et de la traversée de l’autre.

Seul l’humain sait faire cela -une délocalisation locale- et vivre par une hétérotopie propre, immanente et sans dieu.

L’architecture n’existe pas. Elle n’est pas une notion. Elle est une opération. Elle consiste.

La ‘délocalisation locale’ indique sans doute la même pensée que la centralité non renaissante. Elle indique le passage de l’objet particulier à la chose dénuée de particularismes et portée à la dignité du commun ou d’une vérité pour tous.

Eh bien là est le travail architectural d’Anselmi.

C’est cela

Les mêmes mots reviennent, ils aboutissent finalement aux “mots premiers“ allusion aux nombres premiers mais aussi affirmation de l’architecture comme première, derrière l’esprit, contenant la culture donc au bords de la culture et au pas du réel. ensemble de petites sentences nécessaires et peut-être suffisantes à son architecture. (lire ici) Sur ce site, paraitra lentement de dépliement de ces sentences.

Ce recueil ne sera jamais ‘fini’ mais aboutit à une considération de l’architecture comme ‘augure in-finitif’ (lire ici)

En 1995, Lode Janssens, reconnaît dans son architecture une consistance nécessaire à son école St Lucas. Il l’appelle à enseigner et le maintien à son poste

En 1995 Geert Bekaert, rare critique, publie “Architecture contemporaine en Belgique “.

Cette insistance, est comme un refus d’existence, comme pour ne laisser au monde qu’un travail dénué de son auteur. L’effort pour la prise de consistance de son travail l’emportera sur toute existence. Marc adhérera sans hésitation à la pensée de Laborit “le sujet n’existe pas, il est le croisement des autres »

Son dessin est très matériel. Il parle de la matière